1981 WM-1
Le WM-1 est un Walkman réservé à la lecture.
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Le TPS-L2 fut le premier Walkman de Sony, lancé le 1er juillet 1979 comme lecteur stéréo à cassette réservé à la lecture, construit à partir du boîtier de l'enregistreur Pressman TCM-600. Sony en retira les circuits d'enregistrement pour concentrer la machine entièrement sur l'écoute, avec un corps métallique bleu et argent alimenté par deux piles AA. Son transport à courroie assurait une lecture stable des cassettes, tandis que les deux sorties casque encourageaient l'écoute partagée et que le bouton Hotline activait un micro intégré pour parler brièvement sans retirer son casque.
Il appartient au moment où le Walkman n'était pas encore vraiment une catégorie, quand Sony testait encore l'idée que l'écoute privée en mouvement puisse devenir une habitude de masse. Ce qui rendait le TPS-L2 important n'était pas tant sa sophistication technique que la clarté de son intention: échanger la polyvalence contre la portabilité et l'immédiateté. Il ressemble moins à un membre abouti d'une famille de produits qu'à la machine qui, presque par accident, a ouvert la porte à tout ce qui a suivi.
L'idée qui devient le Walkman naît avec Masaru Ibuka, cofondateur de Sony, qui voyage souvent avec un enregistreur TC-D5 pour écouter de la musique pendant les longs vols. Il aime avoir sa musique avec lui, mais l'appareil est trop grand pour devenir un compagnon quotidien. Début 1979, il demande à la division audio quelque chose de beaucoup plus petit : un lecteur conçu uniquement pour l'écoute, assez léger pour être emporté tous les jours. Norio Ohsone transmet la demande à une petite équipe d'ingénieurs dirigée par Shizuo Takashino. Ils ne partent pas de zéro.
Ils modifient plutôt le TCM 600 Pressman, un enregistreur mono compact utilisé par les journalistes. En retirant le circuit d'enregistrement et en adaptant le transport à la lecture stéréo, l'équipe produit un prototype fonctionnel en trois jours. Il est rudimentaire, mais prouve qu'un enregistreur de terrain peut être transformé en stéréo personnel, et l'idée progresse chez Sony. Akio Morita en comprend le potentiel et pousse pour un lancement estival. Le Walkman doit arriver sur le marché en seulement quatre mois.
Morita et Ibuka fixent eux-mêmes les spécifications : lecture seule, faible poids, deux prises casque et aucune fonction inutile. Les procédures habituelles mises de côté, les ingénieurs affinent l'agencement, renforcent le châssis et règlent le chemin audio jusqu'à atteindre les standards de Sony. Le résultat est le TPS-L2, un lecteur métallique bleu et argent de 390 grammes, capable de fonctionner huit heures avec deux piles AA. Associé au casque MDR-3L2, il introduit une nouvelle forme d'écoute portable. Le nom suit le même instinct de simplicité.
Sony envisage plusieurs options plus prudentes, mais Morita valide Walkman parce que le nom paraît mémorable et porte une idée de mouvement personnel. Personne ne s'attend à ce que le mot se répande dans le monde, et pourtant c'est ce qui arrive. Le TPS-L2 change le rapport des gens à la musique. L'écoute quitte la pièce et entre dans la vie quotidienne. Ce qui commence comme une demande personnelle d'Ibuka devient une habitude mondiale, et le Walkman entre dans le quotidien d'une manière que personne chez Sony n'avait prévue.