En 1998, Sony a apporté certains des derniers progrès significatifs en efficacité et en expérience utilisateur, au moment même où le marché évoluait ailleurs. La gamme a atteint un sommet technique qui apparaissait complet dans son propre cadre.
D-5WD
Le D-5WD est issu de l'éphémère sous-marque Widdit dans le but délibéré de faire en sorte que le CD portable ressemble plus à un accessoire décontracté qu'à un élément de matériel audio. Il a conservé la protection de base contre les chocs et le fonctionnement standard à deux AA, mais les a enveloppés dans un design plus ludique et axé sur le sport qui a fait passer l'image et le contexte avant l'ambition technique. En 1998, l’attention avait déjà commencé à se détourner des spécifications et à se concentrer sur la manière dont un lecteur s’intègre visuellement et socialement dans la vie quotidienne. Le D-5WD appartient à ce tournant lifestyle, où la présentation comptait autant que les circuits pour certains segments du marché. Cela semble très spécifique à son moment.
D-E400
Le D-E400 est un simple baladeur CD de la fin des années 1990, doté d’une mémoire tampon ESP2, d’un chemin audio de 1 bit et d’un boîtier compact et léger fonctionnant avec deux piles AA. Les commandes sont restées simples et axées sur les modes de répétition, d'amplification des basses et de lecture fiable, ce qui en fait le genre de lecteur destiné à se fondre dans une utilisation de routine plutôt que d'attirer l'attention sur lui-même. À cette époque, le CD portable avait déjà pris une forme très prévisible. Le D-E400 appartient à cet environnement commun mais important dans lequel la machine n’a plus besoin d'être nouvelle pour être complète. Il fallait juste qu’il soit utilisable.
D-E505
Le D-E505 était un cran au-dessus des modèles les plus basiques, conservant la même taille compacte et ajoutant une interface légèrement plus réactive ainsi qu’une sensation globale plus réfléchie autour de la mémoire tampon ESP et du Mega Bass. Il s'agit toujours d’un lecteur de tous les jours, mais qui a été réglé un peu plus soigneusement autour du toucher et de l'interaction. Cette différence est subtile, mais elle compte. Le D-E505 appartient au secteur de la gamme où les acheteurs pourraient s'orienter vers quelque chose d’un peu plus raffiné sans pour autant entrer dans un territoire ouvertement haut de gamme. Une grande partie du matériel Sony de dernière génération se différencie exactement de cette manière.
D-E700
Le D-E700 a réduit sa taille et son poids tout en partageant la même base antidérapante et le même chemin audio que ses grands frères, en le présentant dans un boîtier plus léger et plus profilé, plus facile à transporter sans avoir l'air nu. Il s'agit d’un lecteur épuré, mais pas d’une manière qui lui donne un aspect bon marché ou compromis. Cette modération semble délibérée. Le D-E700 fait partie de la phase dans laquelle la ligne devient plus propre et moins expressive mécaniquement sans perdre sa compétence de base. C’est un bon exemple de la façon dont Sony apprend à supprimer des éléments sans que le résultat ne paraisse vide.
D-E707
Le D-E707 a mis davantage l'accent sur la finition et l'interface que sur les spécifications brutes, gardant la lecture et la mise en mémoire tampon stables tout en ajoutant une disposition de contrôle plus délibérée et un extérieur poli. Il partageait toujours une grande partie de sa logique matérielle avec les modèles voisins, mais l’expérience utilisateur avait été façonnée avec plus de soin. À ce stade, les différences entre les lecteurs se résumaient souvent au toucher et à l’interaction plutôt qu’aux fonctions de base. Le D-E707 appartient à cette étape où le dernier CD Walkman était en train d'être perfectionné tant au niveau du toucher que de la fonctionnalité. Il était facile de négliger ce genre de progrès jusqu’à ce qu’on les compare côte à côte.
D-E800
Le D-E800 était à la fin de la gamme de la fin des années 1990, combinant des performances antidérapantes plus fortes avec une télécommande plus détaillée et une construction globale plus propre tout en fonctionnant toujours avec deux piles AA. Rien ne devait être tape-à-l'oeil, car la machine entière avait déjà été conçue de manière très stable et utilisable. C’est vraiment ce qui fait que ça marche. Le D-E800 appartient au secteur de la gamme où la formule existante a été rassemblée de manière sensiblement plus aboutie sans nécessiter une nouvelle fonctionnalité spectaculaire pour se justifier. C’est bien composé.
D-E808
Le D-E808 a encore affiné la même approche grâce à des améliorations compactes de l'ergonomie, de la clarté de l’écran et de la manipulation globale, tout en gardant le système antidérapant et le chemin audio global cohérents avec les modèles haut de gamme qui l'entourent. Sur le papier, les changements étaient modestes, mais la machine s’est comportée de manière un peu plus cohérente que certains de ses voisins immédiats. Ce genre de raffinement se manifeste rarement dans un seul film. Le D-E808 fait partie du côté le plus silencieux du design Sony de cette dernière période, où plusieurs améliorations compactes comptaient ensemble plus qu’un saut spectaculaire. Il devient plus convaincant à mesure qu’on l’utilise.
D-E900
Le D-E900 a conservé le langage de conception plus fin et plus délibéré des lecteurs de CD portables haut de gamme avec une protection améliorée contre les chocs dans un extérieur plus propre et plus sobre qui permettait de gérer le poids et les exigences de la batterie. Il est basé sur l'équilibre plutôt que sur des revendications remarquables, ce qui lui confère une personnalité légèrement plus calme que certains des Discmans haut de gamme précédents. Cet équilibre est vraiment leur identité. Le D-E900 fait partie de l'étape où le CD portable était déjà devenu suffisamment mature techniquement pour que le raffinement puisse se faire par la proportion, la manipulation et le calme général plutôt que par des sauts évidents dans les spécifications. Il est facile à utiliser au quotidien.
En 1998, le Discman avait atteint presque tout ce qu’il pouvait raisonnablement accomplir dans les limites du CD. Ces améliorations ont rendu la transition vers la phase finale plus naturelle, tout en révélant la proximité du plafond du format.

