En 1995, Sony a davantage mis l’accent sur la simplicité d’utilisation et l’intégration au quotidien, alors que les premières alternatives fondées sur les fichiers apparaissaient. Les modèles de l’année privilégiaient la praticité plutôt que la démonstration technique.
D-777
Le D-777 était un Discman haut de gamme du milieu des années 1990 qui restait remarquablement mince tout en intégrant une batterie rechargeable dans le corps et en délivrant un son propre et contrôlé grâce à des circuits 1 bit raffinés associés à une mémoire tampon ESP. Tout y semblait étroitement composé, des proportions aux choix matériels, d'une manière qui faisait paraître beaucoup de ses pairs plus pointilleux qu'ils ne devraient l'être. À ce moment-là, Sony savait déjà à quoi pourrait ressembler un produit phare de CD portable résolu. Le D-777 appartient au petit groupe de modèles qui semblent finis plutôt qu'expérimentaux, où l'ambition technique a finalement été transformée en quelque chose d'élégant. C’est un équilibre plus difficile qu’il n’y paraît.
D-901NV
Le D-901NV a pris le CD portable familier et l'a redirigé vers la navigation, en utilisant des données cartographiques sur CD-ROM au lieu de la musique, tout en regardant suffisamment près d’un Discman pour le confondre avec un seul coup d'œil. La logique matérielle est restée ancrée dans l’expérience optique portable de Sony, mais la fonctionnalité a évolué vers quelque chose de beaucoup plus axé sur les tâches. Cela n’a vraiment de sens qu’avant l’arrivée des nouvelles technologies de navigation. Le D-901NV appartient à cette brève période où les supports optiques semblaient encore suffisamment flexibles pour prendre en charge le mouvement, l'information et l'utilité au-delà de la musique. Vu aujourd’hui, il reste un modèle transitoire, mais pas aléatoire.
En 1995, le Discman ne reposait plus sur la nouveauté mais sur la fluidité d’usage. La catégorie pouvait encore tenir sa position, mais la fenêtre pour les lecteurs à disque se réduisait déjà.

