En 1993, Sony avait stabilisé les performances des mécanismes à cassette et se concentrait sur une fiabilité constante sur l’ensemble de la gamme. La gamme atteignait un niveau de raffinement où l’excellence était attendue plutôt que mise en avant.
WM-GX707
Le WM-GX707 est un enregistreur radio Walkman qui combine la lecture et l’enregistrement de cassettes avec la réception audio AM, FM et TV dans une seule unité compacte. L’enregistrement pouvait être effectué à partir de diffusions ou de sources externes via un préampli interne, tandis que l'inversion automatique, le Dolby B, le capteur de musique automatique, le Dynamic Bass Boost étendu et la télécommande le maintenaient en ligne avec les meilleurs modèles de cassettes quotidiens de Sony plutôt que de l'emmener dans le territoire évident des enregistreurs de terrain. le boîtier à structure métallique lui confère une sensation plus solide qu’un lecteur portable tout-en-un décontracté. C’est le genre de machine qui n’a vraiment de sens que lorsque le Walkman est devenu un écosystème entièrement portable plutôt qu’un simple lecteur de musique. Le GX707 a été conçu pour les utilisateurs qui souhaitent capturer, collecter et déplacer le son plutôt que de simplement le lire. Il s'agit moins d’un appareil compromis et plus proche d’un enregistreur très compact à usage pratique qui faisait partie de la gamme plus large de Walkman.
WM-EX808
Le WM-EX808 a été le premier Walkman à utiliser une carrosserie en alliage aluminium-magnésium, donnant au Sony un châssis plus fin et plus rigide sans la pénalité de poids d'une coque métallique plus lourde. D'une épaisseur d'environ 20 millimètres, il intégrait toujours l'inversion automatique, le Dolby B, le Dynamic Bass Boost étendu, le AVLS, le capteur de musique automatique, le saut vierge et la télécommande dans un corps véritablement compact, mais le véritable point était la résolution structurelle que le lecteur ressentait dans la main. La coque elle-même est devenue une partie de l'identité du produit, et non plus seulement un conteneur pour le transport à l'intérieur. L'EX808 est important car il montre où Sony a commencé à rechercher des progrès après que le mécanisme de cassette lui-même ait été affiné encore et encore. Ce modèle ne visait pas à ajouter une autre branche ou un autre mode audio, mais à rendre l'objet plus fort, plus mince et plus satisfaisant en tant qu'objet physique. Il se lit comme une machine de la phase où les matériaux sont devenus partie intégrante de l'histoire de l'innovation.
WM-EX808HG
Le WM-EX808HG est un proche dérivé de l'EX808 qui poussait le même châssis aluminium-magnésium dans une direction plus axée sur les finitions haut de gamme. Il conservait le même transport inverse automatique, Dolby B, Dynamic Bass Boost étendu, AVLS, capteur de musique automatique, saut de blanc et fonctionnement à distance, mais se distinguait par un traitement extérieur amélioré qui comprenait des surfaces chromées destinées à mieux résister à l'usure visible au fil du temps. Mécaniquement, elle restait proche du modèle de base, mais physiquement, elle était présentée comme la version la plus élevée. Ce qui rend la variante HG intéressante, c’est qu’elle montre que Sony continue de segmenter le Walkman en fonction de la qualité des matériaux et de la sensation de propriété plutôt que d’une escalade fonctionnelle évidente. D’ici là, la façon dont un lecteur a vieilli dans une poche ou un sac pourrait avoir autant d’importance que ce qu’il a fait. L'EX808HG est une machine conçue pour les utilisateurs qui ont remarqué cette différence.
WM-EX999
Le WM-EX999 était le lecteur phare de Sony, le Walkman, pour 1993 et l'une des expressions les plus claires de la volonté de la société d'affiner la mécanique des cassettes. Il utilisait un système de lecture à double tête avec réglage bi-azimutal, permettant à chaque direction de bande de maintenir un alignement plus précis sans dépendre d'un seul ensemble de tête rotative. Sony comprenait également l'inversion automatique, le Dolby B, le Dynamic Bass Boost étendu, un capteur de musique automatique, un saut vierge, le AVLS et une compatibilité à distance avancée avec le LCD, le tout dans un corps compact à structure métallique qui ressemblait toujours à un Walkman normal plutôt qu'à un appareil spécialisé. C'est un de ces modèles où l'ingénierie est devenue silencieuse mais très sérieuse. L'EX999 ne cherchait pas tant à annoncer une nouvelle ère qu'à supprimer les derniers compromis connus pour ceux qui se souciaient encore de la qualité de lecture des cassettes. Cela ressemble à l'apogée d'un format mature, où Sony n'inventait plus le WM-EX999 mais le peaufinait presque jusqu'au bord.
1993 est l’année où Sony a défendu un niveau d’excellence acquis plutôt que de chercher à repousser encore les limites. Cette stabilité a offert un espace pour la fragmentation identitaire qui allait apparaître au milieu de la décennie. 1993 a laissé le Walkman à son niveau de cohérence analogique le plus élevé, prêt à être réinterprété par segmentation, ce plateau étant aussi le signe que la progression analogique ralentissait.
