En 1994, Sony introduisait des finitions plus haut de gamme et des modèles ciblés qui annonçaient une gamme plus divisée. La catégorie se différenciait désormais en interne plutôt que de viser un public unique et large.
WM-EX1
Le WM-EX1 fut le Walkman à cassette qui introduisit dans la série EX le système Sony à chargement vertical de type clamshell, remplaçant la porte latérale familière par un chargement par le haut qui changeait la manière physique d'utiliser la machine. Cela exigea une refonte importante du chemin de bande et de la géométrie du transport, afin de préserver l'alignement de la tête, le contact du galet presseur et la stabilité de la bande dans cette nouvelle orientation verticale. Autour de ce mécanisme, Sony ajouta des commandes logiques, l'inversion automatique, la réduction de bruit Dolby B, l'Extended DBB, l'AVLS, un capteur musical automatique avec recherche rapide, le blank skip et une télécommande filaire intégrée au câble du casque. Lancé pour le quinzième anniversaire du Walkman, l'EX1 donne l'impression que Sony tente de moderniser le lecteur à cassette non en changeant la lecture, mais en changeant son comportement dans la main. Le chargement vertical rendait le changement de cassette plus rapide et plus intuitif quand le lecteur faisait déjà partie de l'usage quotidien, surtout dans un sac ou une poche où une porte latérale était moins élégante. C'est l'un des exemples les plus clairs de Sony considérant la manipulation même de la cassette comme un domaine qui méritait encore d'être affiné.
WM-EX1HG
Le WM-EX1HG est la variante chromée de luxe du WM-EX1, conservant le même système de chargement vertical pop-up et le même transport vertical redessiné, tout en mettant l'accent sur la finition et la présentation. Mécaniquement, il était inchangé, avec des commandes logiques, une inversion automatique, Dolby B, un DBB étendu, AVLS, un capteur de musique automatique avec recherche à grande vitesse, un saut vierge et une compatibilité à distance, le tout intact. Ce qui a changé, c’est le caractère visuel et tactile de la machine, avec des panneaux extérieurs réfléchissants donnant à la plateforme anniversaire une expression plus ouvertement haut de gamme. Cela n’a de sens que lorsque Sony a déjà transformé le Walkman en un appareil personnel que les gens remarquaient et utilisaient constamment. L'EX1HG n'essayait pas d'améliorer le transport ou le son, mais plutôt de donner à la même plateforme importante un sentiment de propriété un peu plus élevé. Cela nous rappelle qu'au milieu des années 1990, la finition des matériaux faisait désormais partie de l'histoire du produit, plutôt que de la décoration.
WM-WX777
Le WM-WX777 est le modèle le plus raffiné de la gamme de lecteurs de cassettes sans fil WX Walkman de Sony, basé sur un émetteur haute fréquence et un récepteur compatible conçus pour réduire les interférences et améliorer la fiabilité au quotidien. Le lecteur principal était responsable de la lecture des cassettes dans un boîtier conventionnel, tandis que le récepteur Hi-Band séparé s'occupait des fonctions de volume, de démarrage de la lecture et de contrôle des pistes, fonctionnant efficacement comme un appareil d'écoute et une télécommande de poche. L'inversion automatique, le Dolby B, le DBB étendu, l'AVLS, le capteur de musique automatique, le saut de blanc, le commande logique et l’affichage de l'état LCD complètent un ensemble qui tente de donner l'impression que l’écoute sans fil est routinière plutôt qu'expérimentale. C’est l’un de ces modèles sur lesquels la gamme sans fil de Sony commence enfin à prendre tout son sens. Les précédents Walkmans sans fil semblaient souvent être des preuves de concept ambitieuses, mais le WX777 est plus proche d’une machine basée sur une utilisation réelle: moins d'interruptions, un contrôle plus stable, moins de nouveauté pour la nouveauté. C’est un bon exemple de Sony qui s'en tient à une idée étrange assez longtemps pour la rendre réellement viable.
WM-EX666
Le WM-EX666 est un baladeur de la série EX axé sur le style qui a réutilisé une grande partie de la même plateforme de lecture à commande logique que l'EX511, mais l'a retravaillée grâce à des couleurs, des accessoires et des présentations coordonnés. Il a conservé l'inversion automatique, Dolby B, DBB étendu, AVLS, le capteur de musique automatique, le saut vierge et le fonctionnement à distance, tout en ajoutant des écouteurs assortis, une télécommande de couleur coordonnée et un sac dédié qui permettait au lecteur de paraître plus proche d’un objet de transport personnel que d’un produit électronique neutre. Le chargeur inclus et une autonomie légèrement plus longue ont permis de le garder pratique tout en mettant l'accent sur le style. C’est l’un de ces modèles pour lesquels Sony traitait clairement le Walkman comme faisant partie de l'identité quotidienne visible de l’utilisateur plutôt que comme un simple périphérique audio. L'EX666 importe moins pour ce qu’il a changé en interne que pour la façon dont il montre directement la cassette Walkman entrant dans un territoire adjacent à la mode. Il ressemble beaucoup à un objet de 1994: utile, familier et intentionnellement conçu pour le choix ainsi que pour ses utilisations.
1994 est le premier signal que le Walkman survivrait en devenant plus sélectif plutôt qu’universel. Ces premières orientations ont ouvert la voie à la fragmentation complète de la seconde moitié de la décennie. 1994 a laissé la catégorie prête à se diviser en lignes distinctes, alors que les pressions numériques se faisaient sentir, une stratégie efficace mais qui réduisait son attrait universel initial.
